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Janvier 2010 Une agence de communication réputée... |
Le logo de la Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) est au cœur d’une polémique.
Une agence de communication réputée engagée par le ministère de la Culture a utilisé une police de caractères sans autorisation.
L’agence invoque une « erreur de manipulation ».
Les polices de caractères utilisaient pour le « bon logo » ont été acheté Lundi (11/01/2010) matin seulement.
Depuis l'adoption définitive de la loi Hadopi par le Parlement, à la rentrée 2009, le ministère de la Culture s'emploie à mettre en œuvre sa machine anti-piratage.
L'identité visuelle en fait partie intégrante.
Le 16 novembre 2009, le logo officiel d'Hadopi, proposé par l’agence et validé par le ministère de la Culture, est déposé auprès de l'INPI en même temps que la marque Hadopi.
Le 8 janvier 2010, le logo est révélé au public lors de l’installation solennelle du collège de la Hadopi . Un designer reconnaît la police de caractères "Bienvenue", dont il est propriétaire, et qui est utilisée sans autorisation.
Une autre police, Bliss, est utilisée illégalement pour le texte "Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet".
La société Fontsmith et la société Jérémy Tankard Typography confirme que l’agence a acheté les licences "ce matin", c'est-à-dire lundi 11 janvier 2010. Jeremy Tankard Typography explique même que la police Bliss "a été téléchargée à 12 h 05" par l'agence française. Donc cette police, qui était présente dans le logo dès le mois de novembre 2009, a été utilisée sans autorisation durant deux mois, peut-être même plus.
Le 11 janvier 2010, à 14 h 22, l'agence publie un nouveau logo pour Hadopi et invoque une "erreur de manipulation" pour expliquer la présence illégale de la police de caractères "Bienvenue".
Le 12 janvier 2010 , France Telecom-Orange annonce au point.fr qu'il ne poursuivra ni l'agence, ni le ministère de la Culture, même dans le cas où le créateur de la police "Bienvenue", Jean-François Porchez, décidait d'engager des poursuites.
Source : le Point.fr
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